Quelle est la vision de la Médecine Chinoise sur l’état anxieux ?

Selon le site « tchenjen.com », dans le traitement de l’anxiété, il est important, d’abord, de résoudre les problèmes de sommeil. Ces derniers constituent les facteurs déclenchant de l’anxiété et peuvent l’aggraver lorsqu’ils deviennent chroniques.

Le trouble d’anxiété fait partie du domaine Qing Zhi Bing, « maladies émotionnelles ». On la retrouve dans les maladies suivantes de la Médecine Chinoise :

  • Yu Zheng : « syndrome du blocage affectif ou état dépressif »
  • Jing Ji : « palpitations avec réaction de sursaut »
  • Zheng Chong : « palpitations avec angoisse »
  • Zang Chao : « agitation des organes »
  • Bai He Bing : « maladie de lys” (maladie issue du Jin Kui Yao Lue (2), ouvrage médical du IIIe siècle).

De nos jours, l’anxiété est prise en charge par la Médecine Occidentale par le biais de la psychothérapie et des médicaments. Il est souvent employé des antidépresseurs tricycliques (plus que rarement utilisés aujourd’hui) tels que doxépine, soit des benzodiazépines telles que alprazolam et lorazépam.

Ces médicaments procurent des effets sédatifs et anxiolytiques assez efficaces et rapides mais entrainent de nombreux effets indésirables, de l’addiction et de la pharmaco-résistance (persistance de la pathologie malgré le traitement).

C’est la raison pour laquelle de nombreuses personnes se tournent vers la Médecine Chinoise qui utilise, dans ce type de trouble, l’acupuncture-moxibustion et la pharmacopée (plantes spécifiques de la médecine chinoise). Selon les observations cliniques des dernières années dans les hôpitaux chinois, le traitement acupunctural associé à la pharmacopée chinoise donne des effets comparables à ceux des médicaments mais sans entraîner d’effets secondaires, d’accoutumance ou d’addiction.

Quelle est la différence entre la pharmacopée chinoise et la phytothérapie occidentale ? 

Chaque préparation de plantes, en fonction de la partie de la plante utilisée (racine, tige, feuille, fleur, fruit, etc), de la posologie de chaque plante à l’intérieur de la pharmacopée et de son mode de préparation (sauté au vinaigre, grillé, sauté au miel, cru, trempé, etc…), lui confère des effets différents.

Par exemple, une même plante, à un dosage différent, peut avoir des effets totalement contraires. C’est pourquoi chaque combinaison de plantes doit être adaptée aux symptômes de la personne et seul un Ethno-Médecin de Médecine Chinoise, ayant étudié la pharmacopée chinoise, peut, après l’étude des pouls chinois, de la langue et d’un ensemble de questions, déterminer la bonne formule de plantes adaptée à la symptomatologie de la personne.

Quelques conseils à appliquer pour limiter l’anxiété
  • La respiration :

Vous pouvez, pour vous détendre, effectuer régulièrement dans la journée des exercices de respiration rapides : inspirez profondément puis soufflez par la bouche un minuscule filet d’air le plus lentement et le plus longtemps possible. Faites 10 respirations, 2 à 3 fois par jour et au moment des angoisses. Attention, il est très important d’avoir une respiration ventrale et de bien gonfler le ventre.

  • Le sommeil :

Il est primordial, pour éviter l’anxiété, de bien dormir. Pour cela, vous pouvez le soir effectuer la respiration précédente en décomptant de 10 à 0. Puis, une fois fini, recommencez de 9 à 0. Puis de 8 à 0 et ainsi de suite jusqu’à vous endormir.

  • Le Chi Nei Tsang :

Un très bon support à la détente est un Zheng Gu Tuina spécifique (massage thérapeutique effectué par un Ethno-Médecin de Médecine Chinoise) : le Chi Nei Tsang !

Chi Nei Tsang signifie littéralement “travailler l’énergie des organes internes” ou “transformation du Qi des organes internes”. 
C’est une approche holistique du massage, originaire de la vieille Chine Taoïste. Il vient des temples des montagnes de la Chine Taoïste et a été utilisé par les moines dans les monastères pour les aider à détoxiquer, fortifier et affiner leur corps, afin de maintenir un niveau d’énergie élevé propice aux plus hauts niveaux d’entraînements spirituels. Il intègre les aspects physiques, mentaux, émotionnels et spirituels. Il va à la source des problèmes de santé et psychosomatiques.
Le Chi Nei Tsang permet de libérer les tensions et les blocages localisés dans le ventre. Il travaille sur les structures viscérales et le positionnement des organes internes pour un meilleur fonctionnement et c’est également toute la sphère émotionnelle qui est travaillée dans un Chi Nei Tsang.
Faisant parti intégrante de la Médecine Traditionnelle Chinoise, il peut être pratiqué en curatif comme en préventif, mais aura toujours une action thérapeutique grâce à une grande variété d’effets régulateurs sur l’organisme.

Si cela n’est pas suffisant : vous pouvez consulter un praticien de la Médecine Chinoise qui, par un diagnostic précis, appliquera le traitement adapté à votre problème.

Pour conclure

La Médecine Chinoise apporte une réponse efficace à l’anxiété via l’acupuncture-moxibustion ainsi qu’un accompagnement par les plantes appartenant à la pharmacopée chinoise millénaire, dont les preuves ne sont plus à faire. Les conseils en hygiène de vie sont également très importants, comme l’équilibre de la diététique et la gestion des émotions.

La Médecine Chinoise offre des traitements spécifiques et adaptés à chaque personne avec des résultats significatifs. Elle permet de réguler le système nerveux et a une action profonde sur la dépression, l’anxiété et les crises de panique.

Sources :

(1) : « revue de la Clinique d’Acupuncture-Moxibustion » (Zhen Jiu Lin Chuang Za Zhi, février 2000, p.8-9)

(2) : « Jin Kui Yao Lue » écrit par Zhang Zhongjing au début du IIIe siècle et remanié par Wang Shuhe en trois volumes. Il traite principalement des maladies diverses de la médecine interne, d’une partie de la médecine chirurgicale et des maladies de la femme. Il y a 25 chapitres, incluant 262 prescriptions

« Revue d’Acupuncture-Moxibustion de la ville de Shang Hai (Shang Hai Zhen Jiu Za Zhi, mai 2006, p.28-29)

« Revue de Médecine Chinoise Nouvelle » (Xin Zhong Yi, p.10)

« L’Acupuncture-Moxibustion de Chine » (Zong Guo Zhen Jiu, juillet 2008, p.545-548)

« Revue d’Acupuncture-Moxibustion de la ville de Shang Hai (Shang Hai Zhen Jiu Za Zhi, mars 2007, p.3-4)

« Périodique de l’Institut de Médecine Chinoise de la Province de Liang Ning, mai 2005, p.208)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *