5 gestes de médecine chinoise pour stimuler l’immunité

Si les gestes barrières classiques protègent du coronavirus, nous pouvons également agir en continuant au quotidien à stimuler notre immunité. Je vous propose aujourd’hui une approche selon la médecine traditionnelle chinoise. Activer certains points énergétiques permet en effet de stimuler nos défenses immunitaires. L’acupuncteur Denis Rio en a sélectionné cinq pour nous.

En ces temps d’épidémie généralisée, nous confiner à la maison pour nous protéger oui… mais l’erreur serait de confiner aussi notre qi ! En médecine traditionnelle chinoise, le qi est notre énergie vitale, notre souffle qui circule dans le corps grâce à des méridiens interconnectés. C’est justement le moment de libérer le plus possible cette énergie.

Comment ? En activant certains points d’acupuncture qui permettent d’agir sur la circulation énergétique des méridiens.

Lesquels ? Les anciens textes chinois nous ont transmis quelques bonnes pratiques, estimant qu’il est « essentiel de partager un savoir ». Ils nous invitent à stimuler cinq points essentiels. On cherchera à être le plus régulier possible dans cette pratique.

Le thymus  

Le thymus, joliment appelé « point du bonheur », est une glande située dans la partie supérieure du thorax, deux travers de doigts sous la gorge. Le thymus fait partie du système endocrinien : l’activer permet de mieux résister aux virus. N’oublions pas que cette glande participe à la maturation des lymphocytes T, ces cellules immunitaires qui luttent contre les agents infectieux susceptibles d’envahir le corps.

Mode d’emploi : stimuler le thymus en le tapotant du bout des doigts pendant quelques minutes jusqu’à ressentir la zone picoter. Il est conseillé de respirer en même temps pour que l’inspiration et l’expiration massent le thymus.

Le da zhui

Le point nommé da zhui en médecine chinoise, se situe juste sous la proéminence de la septième vertèbre cervicale (celle qui ressort le plus), à la base du cou. C’est le quatorzième point du méridien vaisseau gouverneur. En médecine chinoise, da zhui est utilisé pour chasser les facteurs pathogènes externes. Il est recommandé d’activer cet endroit précis en prévention et en curatif lors notamment de maladies fébriles et respiratoires jusqu’à l’emphysème. Bien utile à connaître en pleine crise de coronavirus.

Mode d’emploi : la main ouverte, on tambourine la zone avec les doigts.

Le he gu

C’est le point 4 relié au méridien du gros intestin. Pour le trouver, on serre le point et il se situe juste là où il y a une bosse. C’est un point qui possède une très large palette d’utilisation. Nous le citons souvent dans nos pages en cas de constipation. Dans le cas du coronavirus actuel, il est important, car il correspond à l’énergie oé, la défense du corps et il est couplé aussi à l’énergie du poumon.

Mode d’emploi : le masser de façon active, assez fortement dans le sens des aiguilles d’une montre.

Attention, masser le point he gu est fortement contre-indiqué durant la grossesse.

Le tian shu

C’est le vingt-cinquième point du méridien de l’estomac. Tian shu correspond au gros intestin et se trouve de chaque côté du nombril. Pour le localiser, il suffit de placer trois travers de doigts de part et d’autre du nombril. L’activer permet de dynamiser le gros intestin, un organe clé des défenses immunitaires.

Mode d’emploi :  il faut masser ces points dans le sens des aiguilles d’une montre.

Le lo

Lo est le point 5 du méridien du triple réchauffeur. Il est lié à la barrière externe du corps. « Il permet de se protéger des invasions climatiques, tout ce qui peut être une agression extérieure », résume Denis Rio. On le situe en posant trois doigts au-dessus du pli du poignet gauche, qui correspond à la partie yang des défenses immunitaires. 

Mode d’emploi :  on masse ce point du poignet gauche toujours dans le sens des aiguilles d’une montre de manière assez tonique une bonne quinzaine de secondes.

Et n’oublions pas de cultiver le plus possible les moments agréables et joyeux. Nos émotions positives nous remontent le moral certes, mais en se diffusant dans le thymus, elles contribuent efficacement à soutenir notre système immunitaire. 

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